lundi 27 juin 2016

Lettre ouverte à Marc (Ladreit de Lacharrière).


On a pu apprécier lors de votre interview avec Anne Sinclair (Europe 1, 18/06/16) votre idée de la culture.
Vous vous prenez pour Bill Gates et les Médicis réunis !
Grande ambition...
Nous comprenons bien que vous avez bâti une partie de votre fortune sur le show biz, mais show biz n'est pas culture.
Vous mélangez allègrement les concepts !
Vous êtes un homme d'affaires opportuniste qui diffuse du divertissement abrutissant les consciences par du bruit électronique dans les différents Zénith et autres lieux…. et vous prétendriez mettre main basse sur le lieu sacré de la musique classique qu'est la Salle Pleyel.
Pour y faire quoi ? le même genre de distractions...
Ainsi, Paris serait décapité de sa musique classique, alors que les autres capitales prospèrent.
C'est sans doute un ordre politique auquel vous souscrivez, du moment que cela vous rapporte des espèces sonnantes et trébuchantes.
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" (Rabelais).
Vous participez grandement au déclin français, donc cessez de vous enorgueillir de votre fortune.
Halte à la destruction de la culture de notre pays.


CM Tarditi

samedi 28 mai 2016

Scandaleux !


Arnaud Marion, l'ancien secrétaire de la Salle Pleyel se vante en ce moment de ses exploits sur BFM alors que c'est lui qui a programmé la déchéance de l'entreprise Pleyel, usine de pianos et auditorium compris par une volonté de destruction au profit des concurrents étatiques qui voulaient prendre la place à tous prix ! La conséquence étant la fermeture actuelle des deux entités et le licenciement de centaines d'employés…

Il est scandaleux qu'un tel individu soit présenté  dans les médias comme un sauveur d'entreprises alors que ses compétences sont d'un tout autre ordre...

Il est prouvé aujourd'hui que les grandes entreprises culturelles qui réussissent au niveau international bénéficient d'une gestion privée. Mon action a été combattue pendant 10 ans par mes adversaires qui malgré leurs subventions abondantes n'arrivaient pas au niveau de ma gestion. Sans un sou de subvention,les programmations de la Salle Pleyel et sa fréquentation faisaient pâlir d'envie les fonctionnaires de la culture.

Aujourd'hui, on recherche la participation privée pour gérer ce que l'Etat ne peut plus faire, c'est exactement ce que je faisais car j'ai toujours porté dans mon coeur le service au public pour leur procurer émotions et joies artistiques.

Je continuerai à défendre Pleyel et je compte bien qu'aujourd'hui les médias ouvrent finalement les yeux, pour le bien de tous!

CARLA MARIA TARDITI
ex directrice générale de la Salle Pleyel
présidente de la Fondation Pleyel

chef d'orchestre symphonique

jeudi 14 janvier 2016

Adhésion à l'association


Notre assemblée générale a eu lieu le 09 janvier. Nous avons besoin de votre appui pour continuer nos actions.
Merci de bien vouloir renouveler votre cotisation qui sera pour cette année : de 10 euros (membres actifs)
à partir de 20 euros (membres bienfaiteurs).

Adresse : "Pour la musique classique à Pleyel" 111 avenue Victor Hugo - 75784 Paris Cedex 16.

Tous nos voeux

Nous espérons que cette nouvelle année vous apportera la résurrection de la Salle Pleyel ainsi qu'un climat général apaisé.
Chaque jour qui passe nous donne, hélas, raison concernant notre acharnement à défendre la culture et en particulier la musique.
C'est de notre intégrité, de notre identité dont il s'agit et nous combattrons jusqu'au bout pour que les musiciens et l'histoire de cette vénérable salle soient respectés.
Nous avons, oh combien besoin de votre appui : manifestez-vous ! écrivez-nous ! soutenez-nous !
Avec vous tous, nous gagnerons.

VM

samedi 11 juillet 2015

bonnes vacances !

Ce n'est qu'un court répit qui ne nous fait pas abandonner nos actions pour reconquérir l'autonomie et la fonction vitale de la Salle Pleyel.
Vous aurez des rebondissements à la rentrée !
D'ici là, bonne musique à travers les festivals….

mercredi 17 juin 2015

un européen s'étonne :

Fleur Pellerin sera peut-être plus réceptive en anglais :

" I lived for ten years in Paris and I attended innumerable concerts in salle Pleyel. I have nothing against the Philarmonie, but I think it is absurd to forbid classical music in Pleyel. Why not share the programming between both halls, like Bastille and Palais Garnier do? I also think this should not be decided by governments or bureaucrats but by truly independent boards of the institutions themselves, as it would be in most western countries ".

jeudi 11 juin 2015

Un internaute témoigne :

" Si vous ne savez pas où vous allez, au moins sachez d'où vous venez, dit le proverbe africain. Nous sommes en train de se laisser effacer notre histoire et notre patrimoine au profit de l'argent. Le patrimoine musical européen n'a que très peu d'endroits à Paris pour s'exprimer. Le refus politique de cette culture dont trop peu a été fait en France pour la transmettre aux jeunes est comparable (mais beaucoup moins visible) aux destructions au moyen orient. Elle préfigure bien d'autres. Il est vrai que la musique classique est assimilable à une religion (authencité du texte, communion des applaudissements, assemblées face aux musiciens, l'importance de l'interprète et du dogme qui l'entoure), faute à l'église d'avoir su répondre aux aspirations spirituelles d'une part importante de son peuple. Mais l'amalgame est dangereux : car le vide laissé par la destruction de nos temples aspirera une autre forme de prière bien moins conviviale. Comme la courtoisie et la langue française, la musique classique est un mur de notre maison en cours de démolition. 
Il n'est pas certain que la maison suivante nous convienne mieux, y compris aux démolisseurs."

jeudi 28 mai 2015

La musique classique en danger ?

Hier François Hollande au Panthéon s'est indigné contre l'indifférence.
Il a proclamé que "chaque génération a un devoir de vigilance et de résistance...".

Ceci s'applique particulièrement bien au monde de la musique classique, en France.
La situation actuelle est alarmante.
Nos orchestres symphoniques sont en danger, les conservatoires de musique connaissent d'énormes difficultés et nos artistes français pour la plupart, sont célébrés ailleurs que dans notre pays.
Et pour confirmer cette euthanasie avec préméditation, on décide arbitrairement d'éteindre notre sanctuaire musical, la Salle Pleyel.

Dans son discours, le Président invoque : "la résistance face au fanatisme, aux injustices...".
Il y a effectivement de l'idéologie chez nos dirigeants à combattre ainsi la musique classique. Elle permet aux musiciens et à leur public, des idées longues dans une société qui génère le zapping dans tous les domaines et donc des idées courtes et donc peu de possibilité de concentration et d'écoute.
Ces qualités précieuses ne semblent plus partagées que par les musiciens, les usagers de l'écriture et les chercheurs scientifiques.


C'est donc cela qui fait peur à nos décideurs ?

vendredi 15 mai 2015

Histoire de Pleyel chapitre IV/IV

Après le 3ème chapitre.

Ces entrepreneurs sur quatre générations, nous ont démontré ce que des musiciens intelligents et décidés savent faire. Ils sont parfaitement modernes. ils me donnent l'envie de continuer leur histoire, de la pousser à l'extrême du savoir et de l'esthétisme, alors que nos contemporains ne se sont occupés que de contenants politiques sans contenu !

Venons-en à ce contenant qui a du contenu, ce grand auditorium. C'est cette humanité et cette intelligence qui va guider Gustave Lyon dans la création de la grande Salle Pleyel.
Imaginez : vous vous trouvez face à un palais art-déco ; ce style né en France dans les années 1920 et qui est devenu mondial. Vous entrez dans une vaste rotonde avec 9 colonnes gigantesques disposées en cercle soutenant un puis de lumière qui rejailli au sol sur une marqueterie en étoile de marbre blanc crème et noir, comme pour dire au visiteur "venez, ici il y a de la lumière", et le papillon entre se baigner dans la lumière vive et chaude apportée par les décors et ferronneries en bronze doré. Vous entrez dans le grand hall majestueux très dépouillé mais chaleureux avec de merveilleuses marqueteries blanches et noires au sol et un plafond formé par de grands carrés de marbre beige, diffusant une lumière indirecte.

Vous accédez aux trois salles par quatre escaliers montants pour la grande salle et deux escaliers descendants pour la salle Chopin de 500 places et la salle Debussy de 150 places. Et là, en montant l'escalier, en poussant les doubles portes de cuir noir, vous vous trouvez soudainement dans un monde nouveau : un vaste auditorium aux formes rondes, aux murs d'un doré sourd longs de 50 mètres, larges de 30 mètres et s'envolant sur 17 mètres éclairés de lumières indirectes, avec 3000 fauteuils recouverts de peau de vache blanche et noire, ancrés dans un parquet de bois d'angélique, des fresques dans les tons de mauve parcourant la base des murs jusqu'au premier balcon.

Un délire de simplicité et de richesse. Entrer dans cet halo doré tout en formes courbes, préfigure les aventures humaines futures. Il est clair que Gustave Lyon veut donner une nouvelle spatialisation du concert symphonique, là où le son devient roi et les émotions sublimées. Et poser son arrière-train sur de la peau de vache ramène aux sources de la nature, la grande inspiratrice !
C'est autant une sublimation architecturale, qu'acoustique, qu'il réalise. Il invente l'architecture de l'acoustique, l'orthophonie, grâce en partie à sa recherche sur l'évolution du piano, comme démontré précédemment. Il invente une scène qui a la forme d'un porte-voix dirigé vers une immense voûte en briques recouverte de béton d'un seul tenant, sans support apparent. Pour diffuser le son pleinement à 3000 spectateurs, il faut de la puissance et donc le son va être projeté du point central de la scène vers chaque fauteuil par un système de calculs d'ondes directes et indirectes, un peu comme au jeu du billard.

Et ainsi, je vous assure que l'on pouvait chuchoter sur scène et qu'au dernier rang du 2ème balcon, on entendait parfaitement. Pas besoin de micros ! Un soir lors d'un concert, Roch Olivier Maistre, alors à la mairie de Paris et depuis président du conseil d'administration de la cité de la musique, vint me voir. Je le fis monter et asseoir sur les dernières marches du dernier balcon pour qu'il apprécie la beauté du son. Elle était inexplicable. Qu'est ce qu'un beau son ? 
Outre la qualité de l'interprète, qu'est ce qui vous garantit une belle sonorité ? les systèmes de diffusion électroniques ? la qualité des matériaux ? Non. C'est la synergie entre la conception du bâtiment, la disposition technique des divers éléments et la spiritualité du lieu. C'est pourquoi le sujet de l'acoustique mène à des critiques de toutes natures, sans vrai fondement car la beauté du son est indescriptible, parfaitement abstraite sauf à nous émouvoir aux larmes.

Outre les espaces de concerts, Auguste a prévu la construction de studios de musique à louer, des surfaces d'expositions de pianos, un bar, un atelier de réparation d'instruments, et pour aérer tout cela il invente l'air rafraîchi, qui grâce à des réservoirs d'eau glacée placés sur le toit, va rafraichir par des bouches d'air les salles de concerts.

C'est l'ancêtre et peut-être le futur de l'air conditionné. De l'aveu de l'architecte Paul Andreu qui me reçut en 2005 en Chine à Beijing, pour visiter son "nouveau centre national des arts" la Salle Pleyel fut son modèle pour construire sa salle symphonique. De même à Lucerne, Jean Nouvel qui édifia en 1998 une salle de concerts en forme de conque de bateau, s'inspira de la conque d'oreille de Gustave.


Fin.

lundi 11 mai 2015

Histoire de Pleyel Chapitre III/IV

Après le 2ème chapitre.

Ce troisième pionnier Auguste Wolff (1821-1887) est l'associé de Camille depuis 2 ans. Lui aussi pianiste talentueux et compositeur. L'entreprise étant très florissante, on a besoin de s'étendre, et donc à nouveau, on va déménager. cette fois-ci on voit très grand, on achète un bout de la plaine Saint Denis.
De nos jours, il ne nous reste que le Carrefour Pleyel, la rue Pleyel, le métro Pleyel, pour nous rappeler cette ruche de l'époque. Sur 55.000 m2 d'usines, Auguste y installe 400 machines-outils. L'air comprimé et la vapeur pour les machines sont générés par une station autonome. D'immenses hangars sont construits pour sécher le bois. l'usine ressemble à un bourg dans la plaine.
700 ouvriers s'activent et un escadron de pompiers est à demeure.
2500 pianos par an sortent de l'usine qui affiche sur le fronton de la porte d'entrée : Pleyel - Wolff et Cie.

Auguste Wolff marié à la nièce du compositeur Ambroise Thomas, aura neuf enfants dont Germaine qui épousera en 1883, Gustave Lyon. Quatre ans plus tard, Auguste épuisé par tant d'exploits, meurt. Gustave lui succède.
C'est notre quatrième pionnier Gustave Lyon (1857-1936).
Quel cerveau celui-là ! Il est polytechnicien, ingénieur des mines et excellent musicien. Il va étudier particulièrement la science du son. Elle fait appel à la mécanique des fluides, la mécanique vibratoire, la mécanique du solide transformable et la thermodynamique. Le terme acoustique vient du grec ancien (akoustikos) qui signifie l’ouïe. Déjà au 6ème siècle avant J.C., Pythagore étudia l'acoustique musicale. Les grecs à l'époque maitrisaient parfaitement les propriétés sonores des matériaux qu'ils utilisaient pour édifier leur amphithéâtre.
Le théâtre d'Epidaure construit au 4ème siècle avant J.C. est un joyau qui témoigne de cette science. Galileo - Galilei en 1638, dans ses " discours mathématiques concernant deux sciences nouvelles ", commente la notion de fréquence musicale. L’ouïe est généralement considérée comme le plus fin des sens ; l'acoustique explore sa physiologie qui va du pavillon de l'oreille jusqu'aux corrélations synaptiques du cerveau. En fait, l'acoustique c'est la propagation dans l'air d'un son constitué par un mouvement d'air rapide qui parvient à l'oreille humaine.

En France, nous avons la chance d'avoir Gustave Lyon qui au début du 20ème siècle va découvrir des secrets d'acoustique, et nous offrir une salle de concerts unique. Mais bien avant, en 1890, Pleyel fête la sortie de son 100.000 ème piano.
Gustave modernise les usines, les pianos sont traités pour supporter des variations atmosphériques importantes. On les envoie en Amérique du Nord et du Sud, en  Australie.

Dans le livre "la Salle Pleyel" de Fourcaud, Pougin et Pradel, paru en 1893 à Paris on lit page 119 : " On peut dire que les pianos de MM. Pleyel, Wolff et Cie sont connus et appréciés du monde entier. Il n'existe point peut-être de notoriété plus universelle. leur solidité à toute épreuve, les qualités du son qui les caractérisent, leur ont assuré depuis longtemps la faveur de tous ceux qui se servent de cet instrument. Ils possèdent surtout sans exception la haute préférence de tous les maîtres du piano en France et à l'étranger. Voici d'ailleurs la preuve la plus éloquente de l'estime dont ils jouissent : depuis sa fondation, la maison Pleyel Wolff et Cie à fabriqué et vendu 108.000 pianos. C'est évidemment le plus bel éloge qui puisse être fait de ses instruments ".

Il faut savoir que l'organisation ouvrière et l'économie sociale instaurées par la famille Pleyel, sont un modèle d'intelligence pratique. Si nos entreprises actuelles bénéficiaient d'un tel modèle, bon nombre d'organisations étatiques deviendraient inutiles et notre société serait apaisée.
D'abord, on considère l'ouvrier comme un associé, membre d'une association qui est l'usine. Pour y entrer dans cette usine, on doit faire ses preuves. Prenons un enfant qui entre en apprentissage à l'usine. D'abord il entre à l'école Pleyel placée dans l'usine même, entre 5 et 8 ans ; il peut compléter son instruction à l'école publique de Saint Ouen ou Saint Denis. Muni de son certificat d'études, il revient à l'établissement et fait trois ans d'apprentissage. On le fait passer dans tous les ateliers pour acquérir une instruction professionnelle complète. Par une compréhension très élevée de l'usine, on veut qu'il ait une connaissance suffisante de toutes les parties de la facture. On ne dresse pas des machines, on forme des hommes ayant des lumières sur tout ce qui concerne le métier. Au bout de ces trois ans, on dirigera l'apprenti vers telle ou telle spécialité, après avoir observé ses aptitudes particulières.
On donne à l'apprenti un franc par jour, puis deux, puis trois. Dès que le jeune est devenu ouvrier il gagne 4 jusqu'à 8 francs pour un travailleur d'élite. On lui apprend à épargner dès l'enfance, on lui donne une petite caisse pour cela, et pour l'encourager la direction lui verse chaque année une somme égale à ce qu'il a réussi à épargner. Ceux qui sont célibataires ou qui logent trop loin de l'usine trouvent un excellent repas à bon marché. L'usine Pleyel a fort bien compris son rôle de tutelle en développant chez les sociétaires le sens de la prévoyance et de la responsabilité.
Si l'ouvrier veut placer l'argent qu'il a mis de côté, la maison Pleyel lui ouvre un compte de dépôt portant un intérêt que bien peu d'état et de placements industriels sont en mesure d'assurer de nos jours. Le placement rapporte intérêt, le prêt n'en coûte aucun. Celui qui demande un emprunt l'obtient sur son "simple engagement d'honneur" de le rembourser, à raison de 2 francs par semaine. Tout le système est basé sur la confiance et la loyauté. Et cela fonctionne très bien ! Les malades sont visités gratuitement par le médecin, et les médicaments leur sont donnés gratuitement.
En dehors de cette assistance de la maison, les ouvriers ont organisé deux sociétés de secours : la société de secours mutuel et le groupe mutuel. Ce dernier recrute par adhésions volontaires, tandis que la société englobe d'office tous les ouvriers. Lorsqu'enfin l'ouvrier atteint 60 ans et se trouve avoir 30 ans de service, il devient pensionnaire tout en continuant à travailler à l'atelier, s'il le veut. C'est à dire qu'outre son salaire, il reçoit une pension minima de 365 francs par an, et cela sans qu'il ait jamais versé un sou à la caisse des retraites ou subi la moindre retenue d'appointements. A sa disposition, l'ouvrier a une bibliothèque privée de 3000 livres, un club d'archers avec un stand de tir aménagé, une fanfare dont les instruments sont un don de la maison et dirigée par un chef de musique de talent.
A chaque étape de sa carrière, l'ouvrier trouve une institution d'aide, de camaraderie, de secours ou de prévoyance.
Pour expliquer son management, la maison Pleyel explique que : "nous considérons notre affaire comme la collaboration intelligente et volontaire de tous nos ouvriers".

Ces entrepreneurs sur quatre générations, nous ont démontré ce que des musiciens intelligents et décidés savent faire. Ils sont parfaitement modernes. ils me donnent l'envie de continuer leur histoire, de la pousser à l'extrême du savoir et de l'esthétisme, alors que nos contemporains ne se sont occupés que de contenants politiques sans contenu !

A suivre….